
Le parc bureautique d’un bureau est composé d’équipements aux profils de consommation très différents. Une fois les critères généraux d’achat fixés (voir Privilégier le matériel informatique sobre et durable), reste à faire les bons choix par type d’équipement. Cette fiche se concentre sur les décisions concrètes par catégorie.
Les ordinateurs
Portable plutôt que fixe : un ordinateur portable consomme typiquement 4 à 6 fois moins qu’un ordinateur de bureau classique, à usage équivalent. Pour les profils nomades ou hybrides, le choix est évident ; pour les postes sédentaires, un portable + station d’accueil reste presque toujours plus sobre qu’un tour + écran.
Avant tout remplacement, vérifier qu’une simple mise à niveau (ajout de RAM, passage au SSD) ne suffirait pas à prolonger l’usage du poste actuel.
Les écrans
Choisir la taille et la résolution adaptées à l’usage réel : un 27 pouces 4K consomme bien plus qu’un 24 pouces Full HD pour des tâches bureautiques classiques (mail, traitement de texte, navigation). Pour les profils créa / data, dimensionner au besoin sans surdimensionner.

Les imprimantes et copieurs
Mutualiser plutôt que dupliquer : un copieur multi-utilisateurs partagé consomme bien moins par poste imprimé qu’une multitude d’imprimantes individuelles, et incite naturellement à un usage plus raisonné du papier. Un copieur pour ~30 personnes reste un ratio cohérent.
À l’achat, dimensionner l’appareil pour le besoin réel (vitesse, volume mensuel) et activer dès la mise en service les réglages par défaut suivants :
- impression recto-verso,
- impression noir et blanc par défaut (couleur à la demande),
- veille rapide (5-10 min d’inactivité) et mise en veille prolongée / extinction en fin de journée.
La règle « jet d’encre vs laser » n’est plus discriminante aujourd’hui : le bon réflexe reste un appareil mutualisé bien réglé.
Impact global
L’application combinée de ces choix peut générer jusqu’à 20 % d’économies sur la facture d’électricité liée à la bureautique — et davantage en empreinte carbone si on tient compte de la durée de vie allongée et du nombre d’équipements évités par la mutualisation.