Retour sur investissement
Variable selon l'état du parc, généralement de 3 à 7 ans (hors gain sur la durée de vie).
Introduction
Les anciennes installations en tubes fluorescents — souvent équipées de ballasts ferromagnétiques — sont aujourd’hui dépassées. La fabrication des principaux tubes T5/T8 est arrêtée depuis 2023 (fin des exemptions européennes sur le mercure), et les pièces se raréfient. La meilleure réponse en 2026 n’est plus le remplacement du seul ballast, mais le passage du luminaire complet en LED.
Avantages
Consommation nettement plus faible, durée de vie multipliée, suppression du scintillement, meilleur confort visuel et plus aucune contrainte d’approvisionnement liée à la fin de vie des tubes fluorescents. Cela ouvre aussi la voie à la détection de présence et à la gradation, qui supportent mal les anciens ballasts.
À titre indicatif, durées de vie comparées :
- LED : 25 000 à 50 000 heures (15 à 25 ans à usage tertiaire).
- Tubes fluorescents : autour de 10 000 heures.
Inconvénients
Investissement plus important qu’un simple remplacement de tubes, à étaler sur un plan de relamping pluriannuel. Veiller à la qualité du produit retenu : température de couleur cohérente sur tout le bâtiment, IRC ≥ 80, absence de scintillement.
Comment ?
Trois scénarios possibles selon l’état du parc :
- Tubes LED en remplacement direct des tubes fluorescents : solution rapide, à choisir avec un installateur qui adapte le câblage et neutralise le ballast.
- Pavé LED neuf en remplacement complet du luminaire : plus efficace, souvent doté de sa propre détection de présence et de gradation.
- Programme de relamping global dans le cadre d’une rénovation : c’est l’occasion d’intégrer un système de gestion centralisée (BACS).
Méthodologie type pour un programme de relamping :
- Inventaire du parc (technologie, puissance, zones, état des ballasts).
- Priorisation par usage et nombre d’heures de fonctionnement annuelles.
- Test sur une zone pilote pour valider le confort visuel avant déploiement.
- Plan pluriannuel chiffré, intégrant la valorisation des certificats d’économie d’énergie (CEE).
Quand ?
Dès que possible, en priorisant les zones les plus utilisées et les zones où l’éclairage existant donne déjà des signes de fatigue. Profitez aussi des travaux ou réaménagements pour basculer en LED.
Par qui ?
Une entreprise d’électricité générale, dont les intervenants sont habilités électriquement (B1V minimum). Demander des références sur des projets similaires.
Contrôler
Deux solutions :
- mesure d’intensité électrique avant/après modifications,
- relevé des sous-comptages liés à l’éclairage lorsqu’il y en a, avant/après modifications.
À quel prix ?
À faire chiffrer auprès de votre installateur — le coût final dépend surtout du nombre de luminaires concernés et du type de pose. À titre d’ordre de grandeur :
- Tube LED rétrofit T8 : quelques euros à 15 € pièce hors pose.
- Pavé LED tertiaire avec détection intégrée : 100 à 200 € pièce hors pose.
Aspect réglementaire
Les produits portent le marquage CE. Le décret BACS impose progressivement des systèmes d’automatisation et de contrôle de l’éclairage et de la CVC pour les bâtiments tertiaires non résidentiels — un relamping global est l’occasion idéale pour s’y conformer.
Des certificats d’économie d’énergie sont mobilisables (fiches BAT-EQ pour l’éclairage tertiaire) selon les actions engagées.